04 mars 2009

Fin de l'hibernation

Je me suis fait discret ces derniers temps, ma vie professionnelle ayant pris un tournant inattendu (grosso modo j'ai démissionné de mon job à la télévision) qui m'a forcé à me poser pas mal de questions sur le monde, la vie, et l'importance d'une bonne cantine dans une entreprise.

Heureusement, grâce à mes contacts haut placés (hum... hum...) j'ai retrouvé très rapidement un nouvel emploi stable financé par le contribuable belge. Amusant, mais tout cela n'a aucun rapport avec le thème qui nous occupe dans ce blog: l'écriture.

Alors pourquoi mettre fin à ma retraite zarathoustrienne et revenir plastronner comme un beauf alors que je me suis, plus que jamais, éloigné d'une éventuelle carrière d'auteur?

Deux éléments nouveaux, qui m'ont été annoncés, coup sur coup, à deux jours d'intervalle:

1) le fameux projet de série d'animation auquel j'avais participé il y a quelques années a refait surface... au Canada, où une coproduction semble se profiler lentement.

2) il reste encore un petit mois pour participer au concours du CEEA... et ayant encore quelques comptes à rendre à mon amour-propre, je ne peux pas ne pas y participer!

C'est donc le moment de sortir du nid hivernal, et même si le soleil n'est pas encore complètement de la partie, il *faut* reprendre du service! Je me demande souvent pourquoi je ressens une telle obligation. C'est vrai, après tout je gagne ma vie, j'ai un métier agréable (allez, fin du suspense, je suis finalement devenu prof - pour de vrai), et rien ne me force à écrire. La preuve: pendant mon hibernation, je n'ai pas écrit une ligne. Et là, je me rends compte que CEEA 2008 marquait à peu de choses près la fin de mes élucubrations scénaristiques...

... Et quand on tombe à cheval, il faut remonter en selle rapidement, sinon c'est foutu.

Oui, je prenais l'air de celui qui ne ressens rien, mais ça m'a quand même flanqué un bonne trempe ce concours à la noix. Pas spécialement dans mon ego, qui trouve des motifs de satisfaction suffisants dans d'autres domaines, mais plutôt dans ma confiance en mon écriture. Et pour réconforter un prof de français, on a connu mieux!

Donc voilà, un an après, j'annonce à tous mes jeunes concurrents qui rêvent du CEEA, que l'année prochaine il n'y aura que 14 places de libre, puisque j'occuperai la première. Ne prenez même pas la peine d'envoyer le dossier, au prix du timbre c'est de la pure perte!

...

Est-ce que je pensais honnêtement que la stratégie du "Couperet" allait fonctionner? Non, mais ça coûte rien d'essayer!

Bonne chance à tous (vous en aurez besoin!)
PS : et puis j'avais créé une rubrique CEEA sur le blog, ça aurait été bête de ne l'utiliser qu'une seule fois.

2 commentaires:

Frederik a dit…

Et bah... Welcome back big bear !

Et bonne chance =)

Anonyme a dit…

Je continue de découvrir ton blog avec plaisir (et quelques grincements de dents parfois, mais ça va, c'est du provisoire, comme notre vie ici-bas ;-)).

Je profite de cet article pour rebondir sur une critique indirecte que tu m'adressais dans une précédente réponse (je te cite : "à faire des promesses que vous ne pouvez pas tenir.")

Figure-toi que j'ai justement accompagné cette année, au sein de l'atelier on-line dont je t'ai parlé, un auteur dans sa préparation au concours du CEEA.

Il a été reçu, il trime aujourd'hui parmi les 12 élèves seulement qui ont été retenus pour cette session 2010/2011.

Si le mérite n'en revient qu'à lui et son immense talent (je ne le répèterai jamais assez), en toute lucidité et en toute humilité, il n'aurait jamais pu réussir (aussi vite ?), d'où il partait, sans cet accompagnement sur trois modules (la structure, les personnages, la thématique).

Accompagnement préparatif qui, au moment de la première épreuve, n'a consisté qu'à dire : écrit ce que tu aimes (malgré la préparation, il n'y avait pas pensé ;-)) et qui au moment de l'épreuve orale n'a consisté qu'à lui dire : soit ce que tu es.

Autant dire que l'on peut être "gourou" (on m'appelle plutôt "patron", ou "Phil-ji") et pourtant s'en tenir aux promesses que l'on pourra tenir.

Les amalgames font toujours du mal.

Quoi qu'il en soit, je voudrais quand même dire que ton honnêteté est belle à voir, il n'y a vraiment rien à dire à ce propos, et je la salue, parce que ça n'est vraiment pas facile, surtout dans ces cas-là (heureusement, ça remonte à loin maintenant, et tu as dû te poser dans ta vie). Vraiment chapeau à toi pour ça.

Et bonne continuation, en espérant que ta passion est toujours intacte.

PhP

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