La Femis, respectable école de cinéma, lance l'année prochaine une formation sur l'écriture des séries TV: un cursus à la mode, puisque c'est exactement ce que propose déjà le CEEA. J'ai vu ici et là des réactions plus ou moins enthousiastes à cette nouvelle; voici mon avis.
Les derniers rapports officiels sur la situation des scénaristes mettaient en avant un manque de formation, surtout en ce qui concerne les séries télé. La faible qualité des séries hexagonales s'explique, d'après les rapporteurs, par l'absence de véritable formation chez les scénaristes.
Je ne partage pas entièrement cet avis (beaucoup de rock stars n'ont pas fait de solfègre) mais il est néanmoins probable qu'une multiplication des formations entraîne une multiplication des talents, ne serait-ce que statistiquement. Ce vide va donc être (un peu) comblé... Mais comment et avec quels résultats?
La première question que l'on peut se poser est: la formation va-t-elle permettre un accès réel au marché du travail? Si l'on se base sur la concurrente (CEEA), la réponse est oui. On retrouve en effet pas mal d'anciens élèves du CEEA au générique de séries TV plus ou moins respectables. Avec sa réputation, La Femis a le potentiel de faire aussi bien.
Le risque, toutefois, est de proposer une formation plus abstraite, moins en prise avec les contraintes du marché. Là où le CEEA propose pragmatiquement des stages directement dans le pool d'auteurs de Plus Belle La Vie, créant de ce fait une expérience professionnelle inestimable, La Femis ne semble pas pour le moment mettre en avant un partenariat avec les diffuseurs. Affaire à suivre...
Deuxième question: cette nouvelle formation est-elle un "coup marketing" ou un véritable cursus de qualité? On le sait, de nombreuses écoles privées proposent des filières aux titres ronflants mais au contenu pathétique, souvent à prix d'or. La Femis a au moins l'avantage de ne pas être chère: subventionnée par l'Etat, elle ne coûte qu'environ 500€ par an. Difficile de parler d'un "coup marketing" dans ces conditions, surtout qu'elle ne prendra dans son giron que 12 élèves.
La qualité du cursus déprendra beaucoup des professeurs. La Femis promet, dans son dépliant publicitaire, l'encadrement par des "professionnels de haut niveau" ainsi qu'un "show-runner américain". La précision peut faire sourire, surtout en l'absence de nom. La formation semble en effet tournée vers les USA, promettant de "faire changer les usages figés de la profession". On peut apprécier l'intention, mais on restera sceptique sur les moyens.
Enfin, soyons pragmatiques, et posons-nous la vraie question: ais-je une chance de faire partie des 12 élèves?
Si vous avez déjà un diplôme de La Femis, apparement, oui: c'est la voie royale.
Si vous avez plus de 30 ans, il faudra prouver votre expérience professionnelle dans l'écriture narrative. Exemples cités: la BD, le cinéma, etc. La Femis étudiera alors votre dossier pour vous accorder une dérogation... L'ampleur de l'expérience professionnelle requise n'est pas précisée: dois-je être un réalisateur oscarisé, ou ais-je une chance avec mes trois courts-métrages? J'ai auto-édité mon roman, suis-je disqualifié d'office?
Si vous avez moins de 30 ans, vous êtes dans les conditions, mais il serait préférable, d'après le directeur, que vous ayez "une trentaine d'années..." Auquel cas il vous faudra demander la fameuse dérogation.
Donc, en fait, non: vous n'avez aucune chance de faire partie de 12 élèves. A demi-mots, La Femis avoue que la formation est réservée aux pros. D'après ma lecture des choses, inutile de gaspiller 100€ de frais de dossier pour tenter sa chance quand on n'a pas déjà une bonne expérience professionnelle en écriture.
Par exemple, même moi qui suis journaliste depuis des années, je ne tenterais pas le coup: la barrière à l'entrée me semble beaucoup plus haute qu'au CEEA (et même si je n'y suis pas entré, j'ai vu des potes d'expérience équivalente y entrer).
On peut déjà tirer une conclusion de tout ça: cette nouvelle formation a été annoncée un peu à la va-vite, sans trop réfléchir au comment. Les conditions d'admission sont floues, les moyens mis en oeuvre très abstraits, et les ambitions affichées un peu irréalistes.
Du côté des points forts, La Femis a très bonne réputation, le cursus semble alléchant, et, je cite, la présence du fameux "show-runner américain". La première année sera probablement pour les élèves une aventure rigolote (inaugurer une filière universitaire tient toujours de la cabriole) mais où l'activité principale sera l'essuyage de plâtres. Wait and see!
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25 mars 2013
20 juillet 2012
L'audition
C'est pas évident de voir la vie du bon côté après un échec retentissant.
On a l'impression que le monde s'est ligué contre soi, que sa "bonne étoile" n'est plus qu'une étoile naine, blanche et glacée. Lointaine, surtout...
On a des envies de meurtre, ou de suicide, c'est selon.
Et puis, le temps passe. Il faut bien occuper son esprit à autre chose. Pour moi, ça a été la musique.
Mais musique et écriture, même combat: pour en faire son métier, il faut passer des "auditions", des "tests", des "castings". Bref, toujours le même principe: il faut convaincre rapidement une bande d'inconnus dans une salle à l'éclairage blafard.
Je suis tombé sur ce long article (en anglais) : http://www.bostonmagazine.com/articles/2012/06/boston-symphony-orchestra-audition/print.
Si vous avez l'intention de passer une audition un jour dans votre vie, lisez-le. C'est aussi terrifiant que réaliste. C'est une description du processus d'embauche du Boston Symphonic Orchestra. A peu de choses près, ça ressemble à celui du CEEA.
22 mars 2012
Le QCM du CEEA
J'ai reçu plusieurs mails qui me demandent plus de détails sur le concours du CEEA, et principalement sur le QCM. Au lieu de répondre individuellement à chacun, je publie une réponse groupée ici, de sorte que tout le monde profite des réponses (subjectives et partielles, bien entendu).
1) Vous surestimez ce QCM
C'est la constante dans tous les mails, je sens une vague de panique monter (probablement entretenue secrètement par les pontes du conservatoire en vue de faire peur aux nouveaux venus) chaque fois que l'on aborde ce fameux QCM.
Laissez tomber la pression et voyez la chose avec un peu de recul: le QCM n'est pas la pièce centrale de votre dossier. C'est un petit élément de réponse additionnel sur votre degré de connaissances empiriques... Rien de plus. Si vos synopsis déchirent leur race, le QCM n'aura aucun impact. Aucun.
J'imagine que si vous êtes un scénariste moyen, et qu'il faut se décider entre trois médiocres pour compléter le line-up de la saison 2012 du CEEA, le QCM pourrait peser un peu sur la balance, mais je refuse de croire que vous êtes des médiocres! Donc voilà: compter sur le QCM pour entrer au CEEA, c'est mettre la charrue avant les boeufs.
2) Ceci dit...
... en admettant que vous soyez des scénaristes de talent, je veux également bien croire que vous ne vous satisfassiez pas de ma réponse, et qu'un QCM réussi serait pour vous une occasion comme une autre de faire état de votre brillant esprit. Et que c'est uniquement dans cette optique que vous désirez en savoir plus sur son contenu exact.
Si c'est le cas, je vous félicite, et je suis d'accord d'en dire un peu plus.
3) Quel sont les sujets abordés?
En numéro un, loin devant les autres, les séries télévisées. Principalement américaines, d'ailleurs, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Et en général, les "bonnes" séries, celles qui contiennent du drame, des personnages forts, des rebondissements. Pensez HBO, AMC, mais aussi des trucs hyper grand public comme DrHouse, Dexter, et consorts. Ne perdez pas votre temps à regarder des séries médiocres (ou des sitcoms) car elles n’intéressent pas les auteurs du questionnaire.
Ceci dit, et là il faut faire un effort, regardez aussi quelques séries françaises, juste pour faire bonne mesure. Les profs du CEEA ont probablement écrit l'une ou l'autre d'entre elles et l'on s'en voudrait de blesser leur ego par un manque d'attention porté à la production hexagonale.
En ce qui concerne les séries internationales, les questions sont légèrement moins vaches et portent plus sur l'actualité factuelle: quelle série turque a-t-elle reçu tel prix prestigieux? Quel concept vénézuelien a-t-il été adapté dans 22 pays? Etc... Il est possible de répondre à ces questions en lisant la presse spécialisée des derniers mois (des trucs aussi bidon que http://www.leblogtvnews.com ou http://www.jeanmarcmorandini.com font très bien l'affaire).
En numéro deux, le cinéma. Pas de question vachardes type "cinéma d'auteur tchèque" ou "qui est le costumier dans Maman j'ai raté l'avion 2?", mais des questions de cinéphile toutefois. Donc pas besoin de connaître par coeur le nom de tous les nains dans The Hobbit, mais savoir que Guillermo Del Toro avait été impliqué dans le projet pourrait être utile. Connaître les classiques. Et par connaître, je veux dire, savoir qui sont les acteurs importants, le réal, le scénariste, éventuellement les pitch, les éléments distinctifs du film, etc. Se renseigner sur les vainqueurs des différents prix ces 3 dernières années (Oscars, Césars, Palme d'Or, et les trucs qu'ils donnent à Rome et à Berlin).
Exemple typique (un peu facile): que représente le fameux Rosebud dans Citizen Kane?
En numéro trois, l'art en général. Beaucoup plus difficile de donner des exemples de questions, car ça part dans tous les sens, et à moins de connaître précisément la réponse, difficile de jouer aux devinettes. Quasi impossible à réviser... C'est dans ce genre de questions (sur la peinture, la musique classique, le poésie, etc...) que l'on peut distinguer les vrais cultivés du groupe. Mais le nombre de ces questions est relativement réduit, donc le résultat du QCM n'en dépend pas entièrement.
En quatre, la culture générale tous azimuts: politique, science, histoire, géo (apprenez vos capitales, surtout en Amérique du Sud), etc. Fort heureusement, pas de questions de math! Ca serait la meilleure... C'est le genre de questions pour lesquelles une formation généraliste en université peut aider pas mal. Ceci dit, moi qui suis belge, j'ai toujours beaucoup de mal avec les rois de France (grosso modo, dans mon esprit, il y a eu des moches, puis Louis 14, puis des décapités).
Exemple de question: Zapata était-il un révolutionnaire, un clown, ou un footballeur?
4) Comment se présente le questionnaire?
Comme à l'école! Un petite dizaine de pages agrafées, avec les choix multiples (dans mes souvenirs, 5 choix possibles par question). Certaines questions possèdent plusieurs bonnes réponses. Je n'ai pas le souvenir de points négatifs en cas de mauvaise réponse, mais je peux me tromper.
Cette histoire de plusieurs bonnes réponses possibles est vraiment casse-pied, car les auteurs du QCM en abusent pour rendre des questions a priori abordables, vraiment difficiles.
Genre: qui a été ministre sous Mitterrand? Suivent alors 5 noms à cocher, et vous n’êtes sûr que de 3. C'est très désagréable comme sensation.
5) Conclusion
Quoi qu'il en soit, dormez bien la veille. Prenez une grande bouteille d'eau, un sandwich et plusieurs en-cas (il faut nourrir ce petit cerveau!). Vous gagnerez de précieuses minutes à midi (l'année dernière je suis arrivé les mains vides et j'ai perdu pas mal de temps), et puis la fringale de 16 h est pénible. Pas le temps de sortir à ce moment là quand la deadline sur le synopsis arrive.
A la fin de cette journée laborieuse, vous aurez complètement oublié le QCM... Vous maudirez les cieux de ne vous avoir donné qu'un après-midi pour composer votre synopsis. Toutes les bonnes idées qui vous manquaient au moment crucial se paieront le luxe de vous narguer alors que vous déprimez dans le métro en rentrant chez vous.
Croyez moi: been there, done that.
Note de l'Auteur: après le QCM de 2012, je rajoute quelques informations nouvelles pour mieux coller à la réalité des choses... Cette année le QCM était plus tourné vers l'histoire que vers la télé. Donc, au programme, rois de France, batailles et dates célèbres, villes Saintes, et tout le toutim. La proportion de 75% de questions télé que je décrivais ci-dessus se retrouve reléguée à moins de 50% des questions. Vous voilà prévenus!
1) Vous surestimez ce QCM
C'est la constante dans tous les mails, je sens une vague de panique monter (probablement entretenue secrètement par les pontes du conservatoire en vue de faire peur aux nouveaux venus) chaque fois que l'on aborde ce fameux QCM.
Laissez tomber la pression et voyez la chose avec un peu de recul: le QCM n'est pas la pièce centrale de votre dossier. C'est un petit élément de réponse additionnel sur votre degré de connaissances empiriques... Rien de plus. Si vos synopsis déchirent leur race, le QCM n'aura aucun impact. Aucun.
J'imagine que si vous êtes un scénariste moyen, et qu'il faut se décider entre trois médiocres pour compléter le line-up de la saison 2012 du CEEA, le QCM pourrait peser un peu sur la balance, mais je refuse de croire que vous êtes des médiocres! Donc voilà: compter sur le QCM pour entrer au CEEA, c'est mettre la charrue avant les boeufs.
2) Ceci dit...
... en admettant que vous soyez des scénaristes de talent, je veux également bien croire que vous ne vous satisfassiez pas de ma réponse, et qu'un QCM réussi serait pour vous une occasion comme une autre de faire état de votre brillant esprit. Et que c'est uniquement dans cette optique que vous désirez en savoir plus sur son contenu exact.
Si c'est le cas, je vous félicite, et je suis d'accord d'en dire un peu plus.
3) Quel sont les sujets abordés?
En numéro un, loin devant les autres, les séries télévisées. Principalement américaines, d'ailleurs, contrairement à ce qu'on pourrait penser. Et en général, les "bonnes" séries, celles qui contiennent du drame, des personnages forts, des rebondissements. Pensez HBO, AMC, mais aussi des trucs hyper grand public comme DrHouse, Dexter, et consorts. Ne perdez pas votre temps à regarder des séries médiocres (ou des sitcoms) car elles n’intéressent pas les auteurs du questionnaire.
Ceci dit, et là il faut faire un effort, regardez aussi quelques séries françaises, juste pour faire bonne mesure. Les profs du CEEA ont probablement écrit l'une ou l'autre d'entre elles et l'on s'en voudrait de blesser leur ego par un manque d'attention porté à la production hexagonale.
En ce qui concerne les séries internationales, les questions sont légèrement moins vaches et portent plus sur l'actualité factuelle: quelle série turque a-t-elle reçu tel prix prestigieux? Quel concept vénézuelien a-t-il été adapté dans 22 pays? Etc... Il est possible de répondre à ces questions en lisant la presse spécialisée des derniers mois (des trucs aussi bidon que http://www.leblogtvnews.com ou http://www.jeanmarcmorandini.com font très bien l'affaire).
En numéro deux, le cinéma. Pas de question vachardes type "cinéma d'auteur tchèque" ou "qui est le costumier dans Maman j'ai raté l'avion 2?", mais des questions de cinéphile toutefois. Donc pas besoin de connaître par coeur le nom de tous les nains dans The Hobbit, mais savoir que Guillermo Del Toro avait été impliqué dans le projet pourrait être utile. Connaître les classiques. Et par connaître, je veux dire, savoir qui sont les acteurs importants, le réal, le scénariste, éventuellement les pitch, les éléments distinctifs du film, etc. Se renseigner sur les vainqueurs des différents prix ces 3 dernières années (Oscars, Césars, Palme d'Or, et les trucs qu'ils donnent à Rome et à Berlin).
Exemple typique (un peu facile): que représente le fameux Rosebud dans Citizen Kane?
En numéro trois, l'art en général. Beaucoup plus difficile de donner des exemples de questions, car ça part dans tous les sens, et à moins de connaître précisément la réponse, difficile de jouer aux devinettes. Quasi impossible à réviser... C'est dans ce genre de questions (sur la peinture, la musique classique, le poésie, etc...) que l'on peut distinguer les vrais cultivés du groupe. Mais le nombre de ces questions est relativement réduit, donc le résultat du QCM n'en dépend pas entièrement.
En quatre, la culture générale tous azimuts: politique, science, histoire, géo (apprenez vos capitales, surtout en Amérique du Sud), etc. Fort heureusement, pas de questions de math! Ca serait la meilleure... C'est le genre de questions pour lesquelles une formation généraliste en université peut aider pas mal. Ceci dit, moi qui suis belge, j'ai toujours beaucoup de mal avec les rois de France (grosso modo, dans mon esprit, il y a eu des moches, puis Louis 14, puis des décapités).
Exemple de question: Zapata était-il un révolutionnaire, un clown, ou un footballeur?
4) Comment se présente le questionnaire?
Comme à l'école! Un petite dizaine de pages agrafées, avec les choix multiples (dans mes souvenirs, 5 choix possibles par question). Certaines questions possèdent plusieurs bonnes réponses. Je n'ai pas le souvenir de points négatifs en cas de mauvaise réponse, mais je peux me tromper.
Cette histoire de plusieurs bonnes réponses possibles est vraiment casse-pied, car les auteurs du QCM en abusent pour rendre des questions a priori abordables, vraiment difficiles.
Genre: qui a été ministre sous Mitterrand? Suivent alors 5 noms à cocher, et vous n’êtes sûr que de 3. C'est très désagréable comme sensation.
5) Conclusion
Quoi qu'il en soit, dormez bien la veille. Prenez une grande bouteille d'eau, un sandwich et plusieurs en-cas (il faut nourrir ce petit cerveau!). Vous gagnerez de précieuses minutes à midi (l'année dernière je suis arrivé les mains vides et j'ai perdu pas mal de temps), et puis la fringale de 16 h est pénible. Pas le temps de sortir à ce moment là quand la deadline sur le synopsis arrive.
A la fin de cette journée laborieuse, vous aurez complètement oublié le QCM... Vous maudirez les cieux de ne vous avoir donné qu'un après-midi pour composer votre synopsis. Toutes les bonnes idées qui vous manquaient au moment crucial se paieront le luxe de vous narguer alors que vous déprimez dans le métro en rentrant chez vous.
Croyez moi: been there, done that.
Note de l'Auteur: après le QCM de 2012, je rajoute quelques informations nouvelles pour mieux coller à la réalité des choses... Cette année le QCM était plus tourné vers l'histoire que vers la télé. Donc, au programme, rois de France, batailles et dates célèbres, villes Saintes, et tout le toutim. La proportion de 75% de questions télé que je décrivais ci-dessus se retrouve reléguée à moins de 50% des questions. Vous voilà prévenus!
21 mars 2012
CEEA: nouvelle chance
Je viens de recevoir la nouvelle: je suis admissible pour la 2ème épreuve du concours du CEEA. Je n'y croyais plus, l'année dernière j'ai reçu le mail beaucoup plus tôt (en février, il me semble), et du coup j'étais déjà presque en train de déprimer. (NdA: après avoir vérifié, j'avais reçu la convocation plus tard, un 24 mars! Comme quoi mon cerveau pessimiste me joue des tours! Ahah le salaud!)
J'avais été franchement pas très bon à l'épreuve de rapidité l'année dernière (un obscur synopsis avec des enfants et des aliens, mais à 1000 lieues de Spielberg) et l'oral - mais ça c'est une habitude - me prive de tout accès à mes neurones.
Ce coup-ci, je connais les données du problème. Je sais comment filent les heures de l'épreuve de rapidité; je sais qu'il faut ABSOLUMENT trouver un deuxième acte fort (c'est à dire, une deuxième idée pour prolonger la première) et une fin avant de se mettre à écrire. En fait, tout se joue avant midi... Car une fois que l'écriture proprement dite débute, c'est suicidaire de vouloir changer des éléments en court de route: pas le temps.
Pour l'oral, maintenant mon problème, c'est que je vais être vraiment tenté de dire du bullshit pour leur faire plaisir... L'année passée j'avais été relativement cash sur ce que j'aime (=la comédie) et ce que j'aime pas (=certains tics insupportables des séries françaises).
Evidemment, ces gens sont eux-mêmes créateurs de séries françaises, je n'ai pas été très subtil dans mon approche. Alors que je peux être plus subtil, mais il va falloir que je prépare mes réponses à l'avance, comme un politicien. Si je commence à soulever nerveusement une épaule comme Sarko, vous saurez....
Quoiqu'il en soit, je suis content! Je vais pouvoir passer le bonjour à Fred et mes amis français!
J'avais été franchement pas très bon à l'épreuve de rapidité l'année dernière (un obscur synopsis avec des enfants et des aliens, mais à 1000 lieues de Spielberg) et l'oral - mais ça c'est une habitude - me prive de tout accès à mes neurones.
Ce coup-ci, je connais les données du problème. Je sais comment filent les heures de l'épreuve de rapidité; je sais qu'il faut ABSOLUMENT trouver un deuxième acte fort (c'est à dire, une deuxième idée pour prolonger la première) et une fin avant de se mettre à écrire. En fait, tout se joue avant midi... Car une fois que l'écriture proprement dite débute, c'est suicidaire de vouloir changer des éléments en court de route: pas le temps.
Pour l'oral, maintenant mon problème, c'est que je vais être vraiment tenté de dire du bullshit pour leur faire plaisir... L'année passée j'avais été relativement cash sur ce que j'aime (=la comédie) et ce que j'aime pas (=certains tics insupportables des séries françaises).
Evidemment, ces gens sont eux-mêmes créateurs de séries françaises, je n'ai pas été très subtil dans mon approche. Alors que je peux être plus subtil, mais il va falloir que je prépare mes réponses à l'avance, comme un politicien. Si je commence à soulever nerveusement une épaule comme Sarko, vous saurez....
Quoiqu'il en soit, je suis content! Je vais pouvoir passer le bonjour à Fred et mes amis français!
16 janvier 2012
CEEA, la nouvelle épreuve en ligne
Petit rappel pour mes camarades de jeu: le CEEA a mis en ligne ce matin l'épreuve d'admission pour 2012. Vous pouvez la lire ici: http://ceea.edu/ceea/wp-content/uploads/2010/11/EPREUVE-1-2012-.pdf.
Bonne chance à tous, donc!
De nos jours en France, une voiture roule… quand on entend des coups venus du coffre.J'imagine que l'écueil numéro 1 sera de tomber dans les clichés, car j'ai déjà vu ce gimmick du coffre de voiture utilisé dans pas mal de films; je l'ai moi-même déjà employé dans un scénario personnel. Ceci dit, ce n'est pas un sujet insurmontable, il contient pas mal de conflit potentiel.
Bonne chance à tous, donc!
24 mars 2011
CEEA : la réponse est oui!
Mes amis, euphorie et hilarité en ce jour: j'ai réussi la 1ère épreuve du CEEA!
Pour les habitués du blog, vous savez que c'est un vieil échec que je traîne depuis des années et qui m'était resté en travers de la gorge. Et bien, dorénavant, je peux lever la tête: l'honneur est sauf!
Je n'ai pas la moindre idée de ce qui m'attend à Paris (je vais devoir prendre congé pour y aller!), je vais probablement en profiter pour venir dire bonjour à l'un ou l'autre confrère (Sullivan et Matthieu, vous êtes sur ma liste!) et il faut que j'apporte mon appareil photo pour vous faire un compte-rendu détaillé de la 2ème épreuve!
Il y a un poster de Rocky Balboa qui lève les mains au ciel dans ma chambre. Ca me donne envie de chanter!
Risin' up, back on the street
Did my time, took my chances
Went the distance, now I'm back on my feet
Just a man and his will to survive
So many times, it happens too fast
You change your passion for glory
Don't lose your grip on the dreams of the past
You must fight just to keep them alive
It's the eye of the tiger, it's the cream of the fight
Risin' up to the challenge of our rival
And the last known survivor stalks his prey in the night
And he's watchin' us all in the eye of the tiger
Pour les habitués du blog, vous savez que c'est un vieil échec que je traîne depuis des années et qui m'était resté en travers de la gorge. Et bien, dorénavant, je peux lever la tête: l'honneur est sauf!
Je n'ai pas la moindre idée de ce qui m'attend à Paris (je vais devoir prendre congé pour y aller!), je vais probablement en profiter pour venir dire bonjour à l'un ou l'autre confrère (Sullivan et Matthieu, vous êtes sur ma liste!) et il faut que j'apporte mon appareil photo pour vous faire un compte-rendu détaillé de la 2ème épreuve!
Il y a un poster de Rocky Balboa qui lève les mains au ciel dans ma chambre. Ca me donne envie de chanter!
Risin' up, back on the street
Did my time, took my chances
Went the distance, now I'm back on my feet
Just a man and his will to survive
So many times, it happens too fast
You change your passion for glory
Don't lose your grip on the dreams of the past
You must fight just to keep them alive
It's the eye of the tiger, it's the cream of the fight
Risin' up to the challenge of our rival
And the last known survivor stalks his prey in the night
And he's watchin' us all in the eye of the tiger
04 mars 2009
Fin de l'hibernation
Je me suis fait discret ces derniers temps, ma vie professionnelle ayant pris un tournant inattendu (grosso modo j'ai démissionné de mon job à la télévision) qui m'a forcé à me poser pas mal de questions sur le monde, la vie, et l'importance d'une bonne cantine dans une entreprise.
Heureusement, grâce à mes contacts haut placés (hum... hum...) j'ai retrouvé très rapidement un nouvel emploi stable financé par le contribuable belge. Amusant, mais tout cela n'a aucun rapport avec le thème qui nous occupe dans ce blog: l'écriture.
Alors pourquoi mettre fin à ma retraite zarathoustrienne et revenir plastronner comme un beauf alors que je me suis, plus que jamais, éloigné d'une éventuelle carrière d'auteur?
Deux éléments nouveaux, qui m'ont été annoncés, coup sur coup, à deux jours d'intervalle:
1) le fameux projet de série d'animation auquel j'avais participé il y a quelques années a refait surface... au Canada, où une coproduction semble se profiler lentement.
2) il reste encore un petit mois pour participer au concours du CEEA... et ayant encore quelques comptes à rendre à mon amour-propre, je ne peux pas ne pas y participer!
C'est donc le moment de sortir du nid hivernal, et même si le soleil n'est pas encore complètement de la partie, il *faut* reprendre du service! Je me demande souvent pourquoi je ressens une telle obligation. C'est vrai, après tout je gagne ma vie, j'ai un métier agréable (allez, fin du suspense, je suis finalement devenu prof - pour de vrai), et rien ne me force à écrire. La preuve: pendant mon hibernation, je n'ai pas écrit une ligne. Et là, je me rends compte que CEEA 2008 marquait à peu de choses près la fin de mes élucubrations scénaristiques...
... Et quand on tombe à cheval, il faut remonter en selle rapidement, sinon c'est foutu.
Oui, je prenais l'air de celui qui ne ressens rien, mais ça m'a quand même flanqué un bonne trempe ce concours à la noix. Pas spécialement dans mon ego, qui trouve des motifs de satisfaction suffisants dans d'autres domaines, mais plutôt dans ma confiance en mon écriture. Et pour réconforter un prof de français, on a connu mieux!
Donc voilà, un an après, j'annonce à tous mes jeunes concurrents qui rêvent du CEEA, que l'année prochaine il n'y aura que 14 places de libre, puisque j'occuperai la première. Ne prenez même pas la peine d'envoyer le dossier, au prix du timbre c'est de la pure perte!
...
Est-ce que je pensais honnêtement que la stratégie du "Couperet" allait fonctionner? Non, mais ça coûte rien d'essayer!
Bonne chance à tous (vous en aurez besoin!)
PS : et puis j'avais créé une rubrique CEEA sur le blog, ça aurait été bête de ne l'utiliser qu'une seule fois.
Heureusement, grâce à mes contacts haut placés (hum... hum...) j'ai retrouvé très rapidement un nouvel emploi stable financé par le contribuable belge. Amusant, mais tout cela n'a aucun rapport avec le thème qui nous occupe dans ce blog: l'écriture.
Alors pourquoi mettre fin à ma retraite zarathoustrienne et revenir plastronner comme un beauf alors que je me suis, plus que jamais, éloigné d'une éventuelle carrière d'auteur?
Deux éléments nouveaux, qui m'ont été annoncés, coup sur coup, à deux jours d'intervalle:
1) le fameux projet de série d'animation auquel j'avais participé il y a quelques années a refait surface... au Canada, où une coproduction semble se profiler lentement.
2) il reste encore un petit mois pour participer au concours du CEEA... et ayant encore quelques comptes à rendre à mon amour-propre, je ne peux pas ne pas y participer!
C'est donc le moment de sortir du nid hivernal, et même si le soleil n'est pas encore complètement de la partie, il *faut* reprendre du service! Je me demande souvent pourquoi je ressens une telle obligation. C'est vrai, après tout je gagne ma vie, j'ai un métier agréable (allez, fin du suspense, je suis finalement devenu prof - pour de vrai), et rien ne me force à écrire. La preuve: pendant mon hibernation, je n'ai pas écrit une ligne. Et là, je me rends compte que CEEA 2008 marquait à peu de choses près la fin de mes élucubrations scénaristiques...
... Et quand on tombe à cheval, il faut remonter en selle rapidement, sinon c'est foutu.
Oui, je prenais l'air de celui qui ne ressens rien, mais ça m'a quand même flanqué un bonne trempe ce concours à la noix. Pas spécialement dans mon ego, qui trouve des motifs de satisfaction suffisants dans d'autres domaines, mais plutôt dans ma confiance en mon écriture. Et pour réconforter un prof de français, on a connu mieux!
Donc voilà, un an après, j'annonce à tous mes jeunes concurrents qui rêvent du CEEA, que l'année prochaine il n'y aura que 14 places de libre, puisque j'occuperai la première. Ne prenez même pas la peine d'envoyer le dossier, au prix du timbre c'est de la pure perte!
...
Est-ce que je pensais honnêtement que la stratégie du "Couperet" allait fonctionner? Non, mais ça coûte rien d'essayer!
Bonne chance à tous (vous en aurez besoin!)
PS : et puis j'avais créé une rubrique CEEA sur le blog, ça aurait été bête de ne l'utiliser qu'une seule fois.
07 mai 2008
CEEA : la réponse est non
Les résultat du concours du CEEA sont tombés, je ne suis pas pris pour la deuxième épreuve. C'est dommage, je pensais qu'il y avait du mérite dans mon texte malgré ses nombreux défauts. Par respect (pour moi-même), je ne vais donc pas publier mon synopsis foireux.J'ai été refusé dans 3 écoles de cinéma. Comme disait Mark Twain: ""Write without pay until somebody offers to pay you. If nobody offers within three years, sawing wood is what you were intended for".
Tel étant le cas, et devant me résoudre à faire face à la réalité, j'arrête les dégâts. En septembre, je serai donc prof de français (il n'y a pas de scieries près de chez moi).
Je retenterai ma chance au CEEA l'année prochaine.
En ce qui concerne le blog, je le l'abandonne pas, mais sachez que désormais ce n'est plus un "pré-pro" qui l'écrit, mais un amateur qui ne deviendra probablement jamais scénariste professionnel. Ca remet le tout en perspective.
Depuis le début, j'espère avoir clairement dit que mes articles ne sont pas des "conseils de pros", mais bien des réflexions et observations d'un jeune scénariste qui fait son chemin. Le chemin étant très pentu, il m'arrive de trébucher, pendant que d'autres continuent leur ascension. Ceux-là, j'ai envie de leur dire quelque chose: "Chapeau, les gars! Vous êtes fortiches! Quand vous serez tout en haut du chemin, et que vous écrirez les épisodes des séries TV du futur, je vous en prie, soyez chics: faites quelque chose de bien!"
(en ce qui concerne le blog, attendez-vous à un hiatus de quelques jours)
Et maintenant, écr..... Non, aujourd'hui pas.
31 mars 2008
Deadline pour le CEEA
C'est aujourd'hui la deadline pour le concours 2008 du CEEA. J'ai envoyé mon colis il y a quelques jours déjà (les échanges postaux internationaux sont d'une lenteur...), mais j'ai attendu aujourd'hui avant de vous faire un petit compte-rendu.Ce n'est pas la première fois que j'écris pour une deadline. Mais c'est la première fois que j'ai été pris de cours. Sujet donné le 3 mars. Colis envoyé le 26. Ca fait 23 jours pour torcher 10 pages sur base d'un sujet moyennement bandant.
Enfin, je ne vais pas me plaindre du sujet de départ: il laissait la porte grande ouverte à beaucoup de conflit. Mais c'est le décor - un club de vacances - qui, pris au premier degré (je n'ai pas eu envie de détourner la consigne), était assez limitatif, et, pire, propice aux clichés. Alors, oui, mon histoire se déroule au Club Med, et oui, il y est question de tromperie. Malgré tout, j'espère ne pas avoir trop donné dans le déjà-vu.
Il m'a fallu environ 10 jours pour trouver l'idée de base de mon synopsis. J'ai envisagé pas mal de pistes différentes. Le point de départ, c'est que je voulais faire une comédie. Ma première idée était: "un candidat récalcitrant de Qui veut gagner des millions finit, après avoir donné beaucoup de mal à Jean-Pierre Foucault, par gagner le jackpot et part en vacances. Foucault, lui aussi, part en vacances... pour du repos bien mérité. Sauf que voilà, il se retrouve sur la même île privée que le candidat. Et c'est parti pour les gaffes et les quiproquos, qui vont faire des vacances de l'animateur un enfer."
J'ai développé cette idée pendant quelques jours, avant de me rendre compte que le candidat n'avait aucune raison d'ennuyer Foucault sans en devenir antipathique, et Foucault, aucune raison de rester sur l'île. Grosso modo, je n'ai pas su trouver un élément pour les réunir. Pas d'élément assez convaincant, en tout cas. C'est là qu'on voit le talent de Veber, qui réunit Pignon et Brochant pendant toute la durée du Dîner de Cons, alors qu'ils ne sont pas fait pour s'entendre.
Je n'ai pas cherché plus loin, et je suis passé sur une deuxième idée, un peu moins légère: un père en vacances y retrouve son fils qu'il n'avait plus vu depuis 15 ans. Ils vont apprendre à se parler, et finir par se réconcilier. C'est cette idée là que j'ai développé jusqu'au bout, sous forme d'une comédie douce-amer. (La tromperie, c'est l'intrigue secondaire)
J'ai commencé à écrire le synopsis pour cette version-là le 11 mars. La première page n'a posé aucun problème, et puis il m'a fallu réfléchir plus loin: comment tenir la distance? Jusqu'au 19 mars, je n'ai plus rien écrit! Et ensuite, du 19 au 25, j'ai écris à la vitesse de l'éclair. Mine de rien, c'est long 10 pages de synopsis. Surtout que le style du synopsis se rapproche du roman, c'est dense.
J'écris principalement la nuit, entre minuit et 4 heures du matin. C'est un moment de grâce, silencieux, où il ne reste plus grand monde sur MSN, où le téléphone ne sonne pas. En 6 jours, j'ai terminé le truc. Par contre, le dernier soir, je n'ai pas pris le temps de relire. Le lendemain matin, à 7 heures, avant de partir à un entretien d'embauche important (j'étais complètement vanné, oui), je relis le truc, et je trouve d'horribles fautes d'orthographe. Mince. Et je me rend compte qu'il n'y a pas de fin. Mon intrigue secondaire est laissée en plan.
Entre 7h30 et 8h00, sorti de la douche, je tape encore une demi-page pour mieux conclure l'histoire. 8h00, pas le temps de relire, mon bus n'attend pas. J'imprime le tout sans voir les énormités, et je file.
13h00, l'entretien d'embauche est fini (je ne suis pas pris...). Sur le chemin vers le magasin de photocopies, je trouve encore des fautes d'orthographe. Misère. Je les corrige au stylo-bille, le plus proprement possible, mais je me dis que je suis un beau branleur. Avec un jour de plus, ou une voiture, j'aurai pu passer chez moi et retaper tout ça sur l'ordi. Là, je suis dans le métro, avec mon synopsis bancal à moitié sur le genoux, et je corrige des fautes énormes.
15h00. Le bureau de poste où je comptais aller est fermé. Définitivement. Restructuration. Super.
16h00. A pied, j'arrive enfin au bureau de Poste le plus proche (proche étant relatif). Je suis complètement crevé, et j'ai juste envie de dormir. Je fais la file, j'envoie le tout (11€ de timbres!), et je rentre chez moi en me disant que je suis un amateur fini.
17h00. A la télé, on passe le Destin de Bruno. Grosso modo, ça parle d'un père qui retrouve son fils, à qui il n'a plus parlé depuis 20 ans.
Là, je m'écroule.
03 mars 2008
Intermède compétitif
Avant de repartir à la recherche de la série de 52' parfaite pour une chaîne comme TF1, arrêtons-nous un instant sur le Conservatoire Européen d'Ecriture Audiovisuelle. C'est une école de scénaristes, située à Paris, où l'on entre sur concours. Et, justement, le sujet de l'année vient de tomber.
Il s'agit d'écrire un synopsis sur base de l'argument suivant: un couple est en vacances dans un club, quand soudain l'un des deux tombe sur la personne qu'il appréhende le plus de voir.
Remise des copies avant la fin du mois.
Je joue avec (attention, ça coûte 40 euros, quand même...) !
Si vous comptez pas vous inscrire mais que vous avez l'idée du siècle, soyez sympa, laissez un commentaire ;-)
Il s'agit d'écrire un synopsis sur base de l'argument suivant: un couple est en vacances dans un club, quand soudain l'un des deux tombe sur la personne qu'il appréhende le plus de voir.
Remise des copies avant la fin du mois.
Je joue avec (attention, ça coûte 40 euros, quand même...) !
Si vous comptez pas vous inscrire mais que vous avez l'idée du siècle, soyez sympa, laissez un commentaire ;-)
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