06 février 2011

The Pitch Project

Le déclin abyssal (comédie dramatique)
Jean-Louis Le Funeste, croque-mort de 50 ans, vit avec une paralysie congénitale des zygomatiques qui l'empêche de sourire. C'est un triste sire qui va devenir malgré lui un héros du web, après s'être fait piégé par une caméra cachée et avoir répondu de manière involontairement comique. Rapidement, il est convié sur tous les plateaux de télé, et est hissé au sommet de l'humour contemporain. Aigri par la société, il profite de sa notoriété pour fait un one-man-show scandaleux, dans lequel il crie toute sa haine du monde moderne... Son show provoque des émeutes, qui tournent mal: un adolescent est tué. Le Funeste est condamné pour incitation à la violence, ce qui le fait beaucoup sourire, pour la première fois de sa vie.

05 février 2011

The Pitch Project

Ah! Ca fait déjà un mois que je respecte mes bonnes résolutions! Jusqu'à présent les idées viennent, parfois à moitié, parfois je dois un peu forcer, mais le principal, c'est que je continue! Je pense que dans les prochains mois je ferai des semaines "spécialisées", genre "la semaine du film de guerre" ou "la semaine du slasher", ça me permettra de me donner des pistes pour tenir un an entier!

S'il faut retenir une chose de l'expérience, c'est que (pour le moment) les idées entraînent d'autres idées. C'est magique! Je vous invite vivement à faire pareil chez vous!

Les brouteurs (thriller)
Abidjan, Côte d'Ivoire. Des ados traînent dans un cyber-café miteux pour arnaquer des européens crédules à l'aide d'e-mails frauduleux. Pascal, 55 ans, fonctionnaire parisien, prend l'avion pour Abidjan, où il a rendez-vous avec l'un d'eux pour recevoir une prétendue mallette contenant 100.000€. Evidemment, c'est un guet-apens. Pascal est fait prisonnier et les "brouteurs" réclament une rançon à sa famille. Lorsque la police baisse les bras, le fils de Pascal se met sur la route de son père...

04 février 2011

The Pitch Project

Chroma Key (thriller)
José travaille comme doublure "chroma key" dans le studio des programmes jeunesse d'une chaîne de télé. Il passe sa journée dans un costume entièrement vert, pour être "effacé" à l'ordinateur ensuite. Un jour, pendant la pause, les caméra enregistrent un meurtre... commis par l'homme invisible, caché par la combinaison verte! José est immédiatement soupçonné et doit prouver son innocence avant qu'un complot ne ruine sa paisible existence!

03 février 2011

La loi de la sympathie

Je m'étais abstenu de faire la critique de "Rien à déclarer" jusqu'à présent, en me disant que ce n'était ni le premier ni le dernier navet que j'irais voir au cinéma. Mais là, il y a Dany Boon qui se plaint dans la presse d'être "agressé" par les critiques. Comme quoi qu'on serait trop dur avec lui.

J'avais bien démonté le cinéma d'auteur il y a quelques jours, maintenant c'est au tour des grosses machines d'en prendre pour leur grade. Car Dany Boon peut dire ce qu'il veut, son film est vraiment mal écrit! Et ça, sur un blog de scénaristes, ça ne passe pas!

Alors disséquons la bête...

Il y a plusieurs problèmes dans Rien à déclarer:

On reproche souvent à Dany Boon de faire dans les bons sentiments, de toujours aborder le thème du racisme, et d'être un grand naïf. Pour moi, ce sont ses principales qualités, alors je ne vais certainement pas l'attaquer là-dessus.

Je ne vais pas non plus l'attaquer sur la qualité des gags, car c'est un domaine somme toute assez subjectif. Une exception: réciter des blagues vieilles comme le monde, sans en modifier une virgule, n'est pas le bon moyen de faire rire les gens.

Par contre, là où Rien à déclarer pèche gravement, c'est dans la structure du scénario. Le film est divisé en plusieurs intrigue parallèles; la collaboration forcée entre douaniers français et belges, le trafic de drogue des tenanciers du bar et l'histoire d'amour impossible entre Dany Boon et la soeur de Poelvoorde. Problème: ces intrigues ne s'imbriquent pas bien les unes dans les autres! On a l'impression de suivre trois lignes parallèles qui ne parviennent jamais à se croiser.

Et pourtant, tout est fait pour: tous les personnages se côtoient, sont de la même famille, vivent au même endroit... Mais quelque chose "cloche". Les objectifs de chacun semblent à première vue bien dépendre des autres intrigues pour trouver leur résolution, ce qui serait une bonne choses: ils devraient être "emmêlés", pour former une intrigue dense.

Mais pourtant, dans le déroulement du film, aucune des trois intrigue n'aura réellement d'impact sur les autres... Tout se déroule en totale autonomie de ce qui se passe en dehors de chaque intrigue propre.

Pour éclaircir mon propos, voici un exemple: le couple qui tient le bar se lance dans un trafic de drogue insensé, au mépris de ce qu'il savent (ils connaissent le "meilleur agent des douanes du pays"), et leur histoire ne va absolument pas "souder" le duo Peolvoorde-Boon, bien au contraire. C'est mal joué d'un point de vue dramaturgique. En réalité, l'intrigue du trafic de drogue n'a aucune influence sur les rapports entre Boon et Poelvoorde.

D'autre part, la sous-intrigue avec le trafiquant de drogue un peu benêt et son méchant patron - outre qu'elle soit d'une vulgarité crasse - ne s'intègre pas du tout dans la logique de l'histoire. Le timing est complètement à côté de la plaque. Il aurait fallut faire appel aux tenanciers du bar dés le début, et faire du duo Damiens/Viard les vrais antagonistes de l'histoire. Pas deux pauvres personnages secondaires sans envergure. D'ailleurs, le patron des trafiquants, qui est censé avoir le rôle du méchant, apparaît sporadiquement, agit sans logique, et n'a pas l'air de souffrir des conséquences de ses actes. Bref: il ne sert à rien.

Le point positif de la structure du scénario reste la motivation de Boon pour accepter de travailler avec Poelvoorde: lui demander la main de sa soeur. C'est à peu près la seule action crédible du film.

Maintenant venons-en au véritable noeud du problème, celui qui a valu le titre de ce billet: le manque total de sympathie qu'on éprouve pour tous les personnages! Ils sont tous égoïstes, certes. Mais cela n'a jamais empêché de faire de la comédie (pensons à Louis de Funès, quel ignoble égocentriste). Ce qui empêche la comédie, c'est que leur égoïsme ne se traduit pas en gags et en happy-ends, mais en haussement de tons dramatiques, en scènes de ménage dignes de Plus Belle la Vie et en rancoeur. La haine que Poelvoorde exprime envers tout le monde n'est pas drôle mais tragique!

Difficile de s'attacher à des personnages aussi pénibles. C'est la règle de base: le public, pour s'accrocher à un personnage, doit voir en lui une lueur de bonté, même cachée derrière une montagne de défauts. Prenons l'exemple de "Moi, moche et méchant". Le héros est un abominable méchant et pourtant, on pleure pour lui tellement on éprouve de la compassion! Appelons ça la "loi de la sympathie" (Blake Snyder appelle ça "Save The Cat" dans son livre du même nom). Ici, on ne voit que la façade du raciste, et rien derrière: on a juste envie de crier "Freeze!" à Poelvoorde!

La comédie est censée ridiculiser les défauts des hommes. Dans Rien à déclarer, elle prend leurs défauts très au sérieux, et pontifie dessus. En ce sens, le rôle de Julie, la soeur convoitée par Dany Boon, est d'un triste pas possible: elle critique, fait la leçon, ne pardonne rien. On en finit à se demander pourquoi Dany Boon lui court après!

Comparez avec une Claude Gensac, la Joséphat du commandant Cruchot, qui pardonne tout à son étourdi de mari, avec une gouaille et une joie de vivre qui semblent avoir disparu du cinéma français.

Dernier péché capital du film: le protagoniste lui-même, Ducatel alias Dany Boon, est fade, incolore, inodore et invisible. C'est difficile d'être drôle quand on incarne la perfection absolue: tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau... ah, oui, mais je croyais que la comédie c'était fait pour se moquer des défauts des gens!? Comment qu'on fait quand le héros il est parfait? On fait sans les rires.

En plus, ça provoque un fameux déséquilibre entre Boon, la sagesse, et Poelvoorde, le fou furieux, qui va un peu à l'encontre du message du film: Belges et Français sont voisins "en bonne entente", mais là, on en retient surtout que les Belges détestent les Français, et que les Français en sont bien désolés! Enfin bref, ceci était mon quart d'heure chauvin!

Pour sa prochaine comédie, Dany Boon devrait vraiment arrêter de vouloir jouer à Jésus-Christ pour répandre le bien dans le monde, et se concentrer un peu plus sur nos zygomatiques! La recette est simple: un héros bourré de défauts, mais sympathique car il est bon au fond de lui-même. C'est ça, la "loi de la sympathie".

The Pitch Project

Sextape (comédie)
Patrick, un ouvrier libidineux découvre que la fille de son collègue (et meilleur ami) est la star d'une vidéo porno sur le Net. Il partage sa découverte avec son boss, l'architecte. Tout va consister à annoncer la nouvelle au malheureux père... Sauf que l'architecte à d'autres plans en tête: faire chanter la fille et profiter d'elle! Patrick doit absolument résoudre la situation avant que ça ne dégénère, au risque de perdre son job... ou son meilleur ami!

02 février 2011

The Pitch Project

La loi des grands nombres (comédie)
Milo, statisticien au chômage, se prend de passion pour les jeux à gratter. Il remarque un pattern répétitif sur les tickets: des nombres reviennent régulièrement. Il fait une étude statistique et arrive à la conclusion qu'il peut prédire les tickets gagnants avec 90% de réussite. Il se met alors à gratter plus que jamais pour gagner sa vie... Mais ce n'est pas très rentable, et ça l'oblige à voyager dans tous les tabacs de France. Alors, il joue le tout pour le tout: gagner le gros lot en faisant du chantage auprès de la Loterie Nationale.

01 février 2011

The Pitch Project

La boîte à prières (comédie)
Barthélémy est un illuminé de dieu, qui compte bien faire resurgir la foi chez les Français. Il a l'idée d'installer des "boîtes à prières", sortes de cabines genre photomaton où l'on peut prier, un peu partout dans son village. Les cabines sont munies d'un écran qui indique les mots des prières, comme au karaoké. Un beau jour, alors qu'il est affairé à réparer l'écran d'une des cabines, un client s'installe devant l'écran sans remarquer qu'il est hors d'usage. Le client fait un voeu: reconquérir sa femme. Mais il part sans être convaincu... Barthélémy, ayant entendu toute l'histoire, décide d'exaucer le voeu du client en secret. Bientôt, tout le village se met à vénérer la boîte à prière... Et Barthélémy a du pain sur la planche pour contenter tout le monde!